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ANOTHER WORLD

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Pour fêter la réouverture de la galerie au public, Youri Vincy vous invite à venir (re)découvrir des multiples et des originaux de Raymond Hains, Ben, Joël Hubaut, Pascal Le Coq, Miller Lévy et dans LA BOÎTE EN VITRINE rue Jacques Callot Jacques Charlier.

« L’autre monde » ou le « monde d’après » dont il est question aujourd’hui est probablement le même avec la sensation de le voir à travers un filtre déformant. Pour corroborer ce propos dans le contexte de crise internationale actuelle, il nous a semblé évident de montrer à nouveau l’album de sérigraphies de Raymond Hains « La Biennale éclatée ». Il s’agit des
sept sérigraphies qu’il avait réuni sous ce titre dans un portfolio édité en 1976 à Venise à 120 exemplaires par la galerie L’Elefante. À quoi l’artiste ajouta  “Venezia Viva”, sérigraphie tirée à partir d’une affiche déchirée de 1975. La genèse de cette réalisation qui développe un concept cher à Raymond Hains, à savoir les « ultra-lettres », se situe entre 1966 et 1968. Avec son éditeur et galeriste Cesare Misserotti, ils réalisent à l’époque les grands panneaux de plexiglas présentés à la Biennale de Venise de 1968. On voit transférée sur ces panneaux l’image déformée à travers les verres cannelés des catalogues de certains pays invités à la Biennale avec en plus, et donc avec ironie, celui de la Chine “Cin Cin Cinzano”. La galerie L’Elefante se transforma ensuite en vrai atelier d’art graphique puisque le transfert initialement opéré sur plexiglas se faisait cette fois sur papier, ce qui avait pour conséquence heureuse de faire revenir au papier ce qui en était issu ; ce travail ayant été pensé à partir de la couverture des catalogues de : Grande Bretagne, Espagne, USA, Brésil, Israël, Japon et bien sûr “Cin Cin Cinzano”.

Sont également présentés dans l’exposition :

- des écritures de Ben telles que « Nous finirons par vaincre » (2014), une proposition qui prend tout son sens en ce moment et qui nous donne de l’espoir, mais aussi « Tous egos », « Regardez ailleurs », « J’aime les mots – je veux avoir le dernier mot…», « Sortie de secours » etc…

- une pelle à roulette intitulée « French Kiss » de Joël Hubaut, objet-multiple à 47 exemplaires ainsi qu’un masque « épidémik » original peint « Futura solus-africus » (2013) et une sérigraphie « PEST MODERN – ROCK’N ROLL STATION » (2018). Des productions d’une actualité déconcertante avec ses signes « épidémik » qui envahissent l’ensemble de son travail depuis le début des années 70.

- des marques détournées de Pascal Le Coq, les « FABULOUS TRADE MARKS » FTM où le logo de Toblerone devient « Testostérone », celui de Barbie devient « Barbue » et ceux de La vache qui rit et des Bulls de Chicago assemblés par moitié deviennent « CowBull » ; ces « néologotypes » nous racontent une histoire : lorsqu’on prend de la testostérone, on devient barbu et on se transforme en homme.

- des boites de conserve de Miller Lévy « Nourriture pour chien avec de vrais morceaux de chat » et « Nourriture pour chat avec de vrais morceaux de chiens » pour ne pas faire de jaloux.

- et enfin dans LA BOÎTE EN VITRINE rue Jacques Callot, une peinture de Jacques Charlier titrée « NEVER » de la série « Lichtenstein » (2013), des pastiches inspirés par les images pop du célèbre artiste américain et visible 24h/7j.